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Ça va de mal en pis. Chaque nouveau jour est une nouvelle occasion de se demander pourquoi on ne pouvait pas arrêter le temps, car demain ne fait plus rêver. Il apporte plutôt de mauvaises nouvelles, depuis au moins six semaines. Plus les jours passent, plus la situation socio-politique du Pays se complique. Et d’autres secteurs, comme l’église catholique, entrent dans la bataille pour le départ de Jovenel Moïse. Mais, ce dernier, dans son arrogance, injurie ses opposants, se lance dans un bras de fer avec certains membres du secteur privé.

Une crise socio-économique et politique frappe déjà à notre porte. Et le bras de fer entre l’exécutif et des membres du secteur est l’huile jeté sur la situation actuelle du Pays. Et pourtant, Jovenel Moïse avait très bien su qu’il ne pouvait gagner cette bataille livrée à Dimitri Vorbe, Réginald Boulos et alliés, notamment. Ce sont des hommes du secteur privé qui semblent avoir le contrôle du béton. De plus, ils maitrisent trop bien les contrats signés avec l’État haïtien. Mais, Jovenel Moïse, politiquement incapable, frappe de la mauvaise manière.

Le président, dans une pareille cironstance, devait se souvenir qu’il était seul. Il avait oublié qu’il avait un deficit de légitimité populaire. Jovenel Moïse est comme sur son petit nuage, puisqu’en politique, il faut maitriser les dossiers et avoir le soutien populaire, pour agir face à une bourgeoisie aussi gangstérisée, dit-on, que celle d’Haïti. Comment livrer bataille, sans avoir le peuple à ses côtés? De plus, la quasi-totalité de secteurs vous demande de partir.

Aujourd’hui, hôtels, magasins et autres entreprises ferment leurs portes, ou réduisent leurs personnels. On n’a même pas besoin d’être expert pour comprendre que le taux de chômage de 70% depuis Janvier 2018 augmente. D’autres, quant à elles, sont fermées définitivement par manque de moyens de Payer leur personnels, vue que la demande est complètement réduite. Tout cela est la conséquence des manifestations pour le départ de Jovenel Moïse. De plus, les routes sont bloquées, il y a des scènes de pillage à répétition, et les bandits qui opèrent en toute quiétude dans leurs fiefs. Toutefois, certaines d’autres ferment leurs portes comme une forme de réplique face à Jovenel Moïse qui veut garder le pouvoir, malgré des dizaines de morts.

Avec un Pays où presque tout ne fonctionne, même certains bureaux de l’administration publique, le président se trouverait dos au mur. De plus, la douane et la DGI ne collectent pas les impots. L’État, qui était incapable de Payer ses employés, est en passe de faire face à son plus grand problème de liquidité. À ce lot s’ajoutent les banques commerciales qui ne fonctinnent et les machines ATM qui ne sont pas renflouées. L’école et le commerce informel ne fonctionnent non plus

Cette crise est la conséquence de l’amateurisme et de l’incompétence du chef de l’État, supposé être garant des bonnes marches des institutions du Pays. Son arrogance, face à ses opposants, avait écarté toute possibilitè de dialogue avec l’opposition. Cependant, avant d’être élu, Jovenel Moïse avait été impliqué dans des affaires louches avec Martelly et consorts. Une fois au pouvoir, son passé le rattrappe. Deux rapports de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif l’indexent dans la dillapidation de quatre milliards de dollars des fonds Petrocaribe. Son nom est cité 69 fois dans ces documents. C’est de là que vient cette crise, qui risque de durer encore plus.

Fanel Delva

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