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Le président de la république ne voit pas les actes de rançon pour traverser les barricades comme un acte condamnable. Au contraire, c’est une façon de rechercher de l’emploi. Jovenel Moïse, accordant une interview à la correspondante de RFI en Haïti, Amélie Baron, ne déplore même pas les actions des rançonneurs, ou ne sympathise pas avec les victimes.

Le président de la république, qui tente d’esquiver certaines questions, donne des réponses à l’emporte pièce, selon plus d’un. À l’invitation de répondre : « Aujourd’hui, le pays n’est plus sous la maîtrise des forces policières, puisque certaines routes sont coupées depuis plusieurs semaines. On est en situation presque d’anarchie à certains endroits où le « Far-West » domine. Des gens rançonnent au quotidien les personnes qui voudraient passer», Jovenel Moïse répond :« Vous venez de le dire, les gens rançonnent et font des barricades. Mais ce sont des Haïtiens qui sont en quête d’emplois. Vous avez parlé des forces de l’ordre : Nous avons 20 000 policiers pour 12 millions de personnes. Le pays a besoin de réformes en profondeur ».

Pour certains, le comportement de Jovenel Moïse est irresponsable. Ils soutiennent que le vol, la séquestration et le Kidnapping sont condamnés par la loi haïtienne.

Fanel Delva

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